R.Politik CEO and founder, Tatiana Stanovaya, is regularly quoted by major Russian and international media outlets. She is available for commentary in Russian and English.

Commentary on Macron’s visit to Russia for Challenges.fr
“Macron dit clairement que le passage de la confrontation à une véritable coopération dépend largement de la Russie et de son comportement, de la résolution des problèmes en Ukraine et en Syrie, du comportement du Kremlin envers les démocraties occidentales (notamment les cyberattaques)”, estime Tatiana Stoyanova, politologue et directrice du groupe d’expert R.Politik. “Il place la balle dans le camp russe, ce qui est inacceptable pour Poutine. Je n’ai vu absolument aucun signe montrant que Macron s’adoucit ou change d’attitude envers la Russie. Il ne fait qu’augmenter la mise dans le dialogue avec Moscou, en jouant autant sur le bâton que sur la carotte”. 
“Je ne pense pas que cela crée une nouvelle situation. Les sanctions n’ont pas stoppé la coopération, qui se poursuit en dépit des sanctions. Il n’y a pas d’accélération, mais un désir évident des deux côtés pour trouver des mécanismes permettant de les contourner”, estime Tatiana Stoyanova.
The article on new Russian Government for Carnegie.com

Political Dispersion: Russia’s New Cabinet

The political and administrative dispersion of governance is under way in Russia: regulatory functions are being scattered among government and near-government players, which will inevitably result in the formation of first moderate and then increasingly pronounced polycentricity within the state. Initiative will eventually stop being punishable.

The influence of major corporations and business groups in the new Cabinet has grown. Rostec state corporation head Sergei Chemezov has significant representation: Deputy Prime Minister Yury Borisov (defense-industrial complex), Trade and Industry Minister Denis Manturov, and Health Minister Veronika Skvortsova are all considered to have ties to him.

Chemezov is the only member of Putin’s inner circle whose protégés have been successful in government. In addition to the aforementioned ministers, presidential administration head Anton Vaino is also considered one of Chemezov’s men. Among the reasons Chemezov’s charges have done so well is that they tend to be nonconfrontational and technocratic, and have priorities that fit well into recent trends: import substitution and support of domestic industry, military modernization, and the digital economy.

Yevgeny Zinichev can also be classified as a political appointee. He is one of the most mysterious figures in the security service circles. He’s been Putin’s aide-de-camp in the Federal Protective Service, the head of the Federal Security Service (FSB) for Kaliningrad region, and a deputy director of the FSB (named as a possible replacement for FSB head Alexander Bortnikov). Zinichev has now been appointed Emergencies Minister, a great affront to Shoigu, who has long been lobbying for the Emergencies Ministry—which he previously headed—to be merged into his Defense Ministry.

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Commentary for NPR on Macron’s visit to Moscow

French President Macron’s Planned Russia Visit Met With Skepticism

Tatiana Stanovaya, a Russian political analyst in France, says the simple fact that Macron is in Saint Petersburg is important for the Kremlin because it raises Putin’s stature on the global stage. The two men first met a year ago when Macron surprised Putin by inviting him to the Palace of Versailles outside Paris.

The Kremlin views him as a leader who’s here today, gone tomorrow and that he’s unlikely to accomplish anything more in Saint Petersburg than he did during his visit in Washington. Lucian Kim, NPR News, Moscow.

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Commentary for RFI on Macron’s visit to Moscow

Un an après Versailles, l’acte II de la relation Macron-Poutine

« Macron peut se montrer plus dur ou plus conciliant, il peut se montrer pragmatique et dire que la Russie est un partenaire stratégique, ça ne changera rien, décrypte Tatiana Stanovaya, de l’institut de réflexion R.Politik. Parce que ce qu’attend la Russie, ce sont des actes, et un changement de politique à son égard, et je pense qu’il y a un certain niveau de défiance à l’égard d’Emmanuel Macron. Ce n’est pas seulement que la Russie se méfie de lui, c’est plutôt qu’elle le sous-estime… Moscou sous-estime son rôle, ses propositions, et ses ambitions. »

« Moscou veut profiter de cette situation pour montrer qu’une approche plus pragmatique est nécessaire vis-à-vis des sanctions américaines, lorsqu’elles s’appliquent aux entreprises non américaines, ajoute Tatiana Stanovaya. L’idée c’est de remettre en cause la légitimité de ces sanctions extraterritoriales, non seulement pour l’Iran, mais de façon globale, y compris lorsqu’elles concernent les entreprises européennes qui travaillent en Russie. »

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Interview for Libération on Macron’s visit to Russia

«Le Kremlin est persuadé que Macron est sous l’influence de Trump»

Par Veronika Dorman — 

Pour la politologue Tatiana Stanovaya, qui dirige le cabinet d’expertise R.Politik, la visite d’Emmanuel Macron à Vladimir Poutine, dans le cadre du Forum économique de Saint-Pétersbourg, ces 24 et 25 mai, ne va pas modifier en profondeur les relations entre la France et la Russie, qui n’ont d’ailleurs pas vraiment évolué depuis la première rencontre entre les deux chefs d’Etat, à Versailles, il y a un an.

Dans quel état sont les relations entre la France et la Russie?

J’ai le sentiment qu’aussi bien du côté russe que de côté français, l’humeur est comparable. Pourvu que ça ne se détériore pas encore. Pour la Russie, ce qui compte avant tout, c’est le fait que le président français soit venu. Cela légitime le dialogue avec la Russie, et pas seulement sur le dossier syrien ou ukrainien, mais sur les relations économiques, les interactions des entreprises. Pour la France, cette visite est importante, car Macron se présente comme le porte-parole de l’Europe. Il établit très clairement son système de priorités, le rapport à la Russie est très structuré, Macron ne mélange pas les dossiers. Il ne craint pas de faire les déclarations et de prendre les positions les plus dures, tout en engageant le dialogue sur les sujets les plus sensibles. La politique de dissuasion actuelle est compréhensible et logique, mais n’est pas très efficace.

Quelle a été la dynamique de cette relation depuis la première rencontre entre les deux chefs d’Etat il y a un an à Versailles?

L’élite russe continue de se méfier de Macron et de le sous-estimer en tant que dirigeant. L’un des problèmes principaux de la diplomatie russe aujourd’hui c’est qu’elle sous-estime les leaders des autres pays, et surtout la France. Le Kremlin est convaincu que les Etats-Unis dominent la politique étrangère des états de l’Union européenne. Que Macron n’est pas libre, qu’il raisonne à l’américaine et que, quels que soient, ses projets, il demeure toujours sous l’influence de Washington. Au Kremlin on se dit: «Nous allons nous mettre d’accord avec Macron, investir dans le dialogue et la recherche de solutions communes, et ensuite Macron ira voir Merkel, ira à Washington et ils rebattront les cartes dans notre dos. Quel est l’intérêt de faire des efforts?»

Et pour la France?

Le problème est que la Russie n’est pas prête à développer le dialogue dans le sens proposé par la France. Prenons l’exemple du «Dialogue du Trianon»: la France le pense comme une interaction avec la société civile, la Russie impose une relation avec des fonctionnaires, des gens proches du pouvoir. Coté français, donc, c’est la déception et l’abattement. Et côté russe, comme ce n’était pas leur idée, ils sont assez indifférents.

L’un des dossiers brûlants qui vont être abordés est l’Iran, suite au retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire.

Ni la France ni la Russe n’étaient réellement prêtes à la sortie des Etats-Unis de l’accord. Le risque existait, mais personne ne s’y est vraiment préparé. Je ne pense pas que Poutine et Macron aient des solutions très élaborées à ce stade. Macron propose un accord élargi, mais le Kremlin est réticent, car il trouve que c’est une solution à sens unique, avec beaucoup trop de responsabilités, sans vraiment de contrepartie. La Russie ne voit pas l’intérêt de travailler sur un tel accord, tout en restant ouverte à la discussion. L’Iran est effectivement le thème central, qui éclipse tout le reste, mais je n’attendrais pas une percée diplomatique. Les élites russes espèrent peut-être que le désaccord entre les Européens et Washington peut leur être bénéfique, mais en réalité cette discorde ralentira la politique de dissuasion plus qu’elle ne participera au rapprochement entre la Russie et l’Europe. La méfiance est trop profonde. Les relations trop abîmées, avec l’affaire Skripal, l’ingérence dans les élections… Et les décisions de Trump qui compliquent les relations internationales ne sont pas une raison pour que l’Europe révise ses relations avec la Russie.

Poutine a invité Macron dans le cadre du Forum économique de Saint-Pétersbourg. Faut-il y voir une intention particulière?

C’est une manière d’élargir le champ de manœuvre, en sortant du cadre des relations purement géopolitiques. D’obliger la France à parler de coopération économique, de stratégie, de défense, au-delà des dossiers épineux habituels qui empoisonnent les relations entre les deux pays.

Telegram Paradox, More of the Same Putin, Duma’s Counter-Sanctions

Russian media roundup, April 27 – May 4, 2018

  • Tatiana Stanovaya, political scientist: The rules of Russian domestic politics have changed, as the Duma emerges as a new player on the geopolitical field.
  • The most curious part of the bill is not its contents but the fact that it was not developed inside the Duma, and not by the Kremlin administration as one would expect. This shows Volodin’s bold ambitions and growing political power.
  • A larger interpretation points to a demonopolization of the policy-development system (but not yet the decision-making). As Putin’s priorities and interests appear more vague, large political players try to seize opportunities to advance their own agendas [RBC].

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How Western Sanctions Will Alter Ties Between Russian Big Business and the Kremlin
Tatiana Stanovaya, Carnegie.ru
The United States’ latest round of sanctions has hit Russia hard. In the future, the Russian state will have to share the emerging risks and minimize socioeconomic consequences for the impacted regions and industries. This will lead to a new wave of property redistribution based upon state — not economic — interests.

America’s latest round of sanctions has proven to be one of the most powerful blows against Russia since 2014. It has impacted not only government officials, but also influential business elite. And the shockwaves won’t stop there: the newest sanctions will affect budget and tax policies, property distribution, relations between government and the business community, macroeconomic indicators, and the public’s sense of social well-being.

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Quotation from analytical Bulletin #2(3)2018 in BIP

La lettre confidentielle “Russian politics” affirme qu’au printemps 2017, le conflit entre Rosneft
et Transneft a été clos « du fait de l’implication personnelle de Poutine, qui a mis fin aux tentatives
de Setchine d’utiliser les ressources du FSB contre Tokarev ». Mais l’auteur de ces informations,
la politologue Tatiana Stanovaïa, déclare au BIP qu’elle « n’exclut pas que la chute des frères
Magomedov soit liée aux manoeuvres de M. Setchine, qui ainsi bloque la transaction sur le
NMTP ». « En outre, poursuit-elle, le coup porté aux Magomedov est aussi un mauvais coup pour
leurs amis au gouvernement et vieux ennemis de M. Setchine, à savoir le Premier ministre Dmitri
Medvedev et son bras droit, Arkadi Dvorkovitch, le vice-Premier ministre en charge de l’Énergie ».
Nous retrouvons là une ligne de fracture au sein des cercles dirigeants russes actuels : les siloviki
(membres des diverses forces de sécurité, dont le patron de Rosneft est proche) et ceux qui se
présentent comme les « libéraux ».
Pour Tatiana Stanovaïa, le jeu complexe qui se déroule autour de Transneft, et dont les tenants
et aboutissants ne sont pas tous clairs à ce stade, est « certainement un avatar de la situation
économique difficile que traverse la Russie, entre bas prix du pétrole et sanctions occidentales.
Les ressources financières se font plus rares et, du coup, les relations se tendent au sein de l’élite
politico-financière du pays ».

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Trump diffère les sanctions contre le géant russe Rusal

Commentary for Le Figaro

Le geste de bonne volonté américain signifie-t-il que Washington croit en la bonne volonté d’Oleg Deripaska? Rien n’est moins sûr. D’abord, la Russie n’est pas la seule à bénéficier de la mansuétude américaine du 1er mai. Washington a parallèlement décalé d’un mois l’introduction de taxes d’importation sur l’aluminium et l’acier pour d’autres pays: le Canada, le Mexique et l’Union européenne. Le répit accordé révèle que dans le cas de Rusal, une logique de nature protectionniste est également à l’œuvre, analyste Tatiana Stanovaya, directrice du groupe d’experts R. Politik, qui souligne aussi que les mesures américaines prises à l’encontre de Deripaska contrastaient par rapport à la logique générale des sanctions. «S’ajoutant à la ligne principale d’endiguement de la Russie, une priorité intérieure a émergé: protéger le marché américain de l’aluminium», indique Tatiana Stanovaya.

Sur la facette «endiguement» des sanctions, «les États-Unis considèrent probablement qu’une réduction de la participation de Deripaska sous la barre des 50 % est un processus complexe et long. Et même si cela se réalise, il ne sera pas facile de trouver un remplaçant qui ne soit pas associé au régime Poutine» et qui disposerait des ressources financières pour racheter des parts du capital à Oleg Deripaska.

«Les États-Unis ont forcé la Russie à “neutraliser” politiquement Rusal. Or, cette tâche s’avère complexe pour le Kremlin, non seulement d’un point de vue économique, mais aussi d’un point de vue politique», conclut l’experte.

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How Long Will the World’s Most Powerful Leaders Last?

Commentary for Bloomberg

“Putin wants to keep the levers of influence to give him a veto over his successor’s decisions,” said Tatiana Stanovaya, a political analyst at the R.Politik think tank. “He has to build a system that will maintain the status quo even when he isn’t president—the Putin regime must remain even without Putin.”

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